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La découverte d’une culture à travers sa langue/Discovering a culture through its language – Partie/Part 1

Avant d’aller dans le nord de l’Inde pour un stage de 9 mois pendant mes études de sciences politiques, il y a 5 ans, je n’étais pas particulièrement intéressé par les langues étrangères. Les seules langues que je savais parler couramment étaient mes deux langues maternelles, le français et le tamoul (oral). Je maîtrisais assez bien l’anglais et l’espagnol, bien que ce soit à un niveau scolaire. Rien, mis à part peut-être le bilinguisme, ne me prédisposait à devenir passionné de langues.

Before going to North India for a 9-months internship, 5 years ago, I was not particularly interested by foreign languages. The only languages that I was speaking were my mother tongues, French and Tamil. I had a good level in English and Spanish but only on academic standards (no fluency). Nothing predisposed me to become passionate of languages.

En arrivant dans le nord de l’Inde en 2015, je pensais que j’allais me débrouiller en parlant anglais et que j’apprendrais peut-être quelques mots en hindi (une langue parmi beaucoup d’autres en Inde), sur le tas. En effet, comme je l’avais imaginé, la maîtrise de l’hindi n’était pas indispensable puisque l’anglais était parlé par la grande majorité des habitants. La non-maîtrise de l’hindi n’avait pas d’incidence sur le déroulé du stage.

When I arrived in India in 2015, I thought I would be able to communicate in English and would just learn some very basic words in Hindi. As I imagined, it was not necessary to learn deeply Hindi since the vast majority speak English there. The non-mastery of Hindi did not have any consequence on the internship.

Pourtant, dès le début du stage, je me confrontais à beaucoup de problèmes de communication. Etant de plus dans une ONG, le contact avec les habitants du village était important. Même s’ils pouvaient parler assez bien l’anglais, la majorité des personnes ne pouvait pas communiquer tout dans leur entièreté. Avec les personnes les plus âgées, voire même parfois avec certaines personnes de la 2ème génération, la communication était très difficile. Je devais utiliser des signes improvisés pour réussir à avoir de simples échanges. Au bout de quelques jours, j’ai ressenti le besoin de communiquer de manière claire. Le fait de ne pas pouvoir échanger dans la langue de l’autre me frustrait et m’empêcher de prendre plaisir pleinement dans l’échange.

Nonetheless, already at the beginning of the internship, I faced many communication issues. Moreover being in an NGO, being able to communicate thoroughly with the inhabitants of the village was essential. Even though they could speak English pretty well, most of the people could not communicate at the fullest. With the elder, communication was even tougher, sometimes impossible. I needed to use improvised signs to have a simple exchange. After few days, I felt the need to communicate clearly. The fact that I could not exchange in the language of the other was frustrating and prevented me from taking pleasure in the exchange.

J’ai donc décidé d’apprendre les bases de l’hindi. Je voulais pouvoir me débrouiller avec des mots et des phrases du quotidien. Avec des outils (manuels, bouquins, etc.), j’avais commencé à apprendre quelques bases. En les appliquant, bien ce que soit des communications courtes, cela me procurait une joie intense de pouvoir voir des visages s’illuminer en me voyant tenter tant bien que mal d’échanger dans leur langue. Aussi, je me rendais compte à ce moment-là que c’était la première fois après plusieurs années (près de 6 ans ?!) que j’apprenais une nouvelle langue. Et je n’avais jamais autant pris plaisir à apprendre une langue, contrairement aux années primaire et collège où je suivais ces cours de manière très académique.

I decided to learn the basics of Hindi. I wanted to be able to communicate myself with few words and sentences. With some tools (manuals, books, etc), I started to learn some basics. Applying them, even though there were short communications, it brought me a lot of joy to see some people touched by my efforts to speak in their own language. I also realised it was the first time after many years that I started learning a new language (more or less 6 years!). And I never enjoyed so much learning a language, contrarily to school years.

Pendant quelques semaines, je répétais inlassablement ces mots que j’avais appris (« namaste » (bonjour), « dhanyabad » (merci) ou encore « tik hai » (d’accord, oui)). A chaque échange, je m’émerveillais comme si j’avais ouvert une porte sur un nouveau monde. Rapidement, j’ai réalisé que je n’avais fait qu’entrouvrir la porte. C’était déjà intense. Mais cela ne suffisait pas. J’avais besoin de plus. C’est à ce moment précis que je suis parti à la recherche d’outils, d’ouvrages qui allaient plus loin. Cela m’a pris beaucoup de temps.

During a few weeks, I was repeating again and again those words that I learnt (« namaste » (bonjour), « dhanyabad » (merci) ou encore « tik hai » (oui, d’accord)). In each exchange, I was agreeably surprised by the feeling of having opened a door on a new world. Quickly, I realised that I only opened it half way. It was already intense but it was not sufficient. I needed more. It is at that precise moment that I went on a search for other tools that went further. It took me a while.

C’est seulement en allant à Delhi (à 12 heures de bus du village où je me trouvais) que j’ai trouvé mon bonheur. En traversant les rayons des innombrables librairies de Delhi (un paradis pour ceux qui aiment faire le tour des librairies), j’ai trouvé un bouquin de l’édition hachette intitulé « Complete Hindi ». Je pensais qu’il s’agissait d’un titre aguicheur qui cachait un livre qui n’allait pas me donner ce que je cherchais. Quand je l’ai ouvert en revenant au village, quelques jours plus tard, je ne savais pas ce qui m’attendait…

It is only by going to Delhi that I found what I wanted. Going through Delhi’s bookshops (a paradise for book lovers), I found a book called « Complete Hindi ». I thought it was a title that was too big for what the book had to offer. But when I opened it, it was another story…

Kévin

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